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Hier, donc, on a plonge aux Croûtons. Si Yves, ou Olive, était venu, Au fait, BRAVO POUR THIERRY !!! Un MF1 de plus dans le club, ça va faire du bien.
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C'était un dimanche de septembre et la veille, et il était tombe des trombes d'eau sur Nice. Fabrice, et physiquement très prés : Marianne, Franck, Jean-Paul, Yves.
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Ce lundi matin, je m'apprêtais à commencer une dure semaine de labeur, comme toutes les autres. Et pourtant, il y a déjà quelques mois, j'avais décidé que cela ne serait pas une semaine comme les autres. J'évitais joyeusement la sortie Antibes de l'autoroute (celle qui me conduit à mon travail), et c'est avec une grande excitation que je continuais plein pot sur Hyères, puis le Lavandou. La force du Mistral tempérait cependant ma joie. La suite du programme devrait tenir compte de ce paramètre, non négligeable. Ils m'attendaient tous, devant le club de plongée "Lavandou Plongée", à 8h30. Le temps de débarquer mon matériel, garer la voiture et remplir les formalités administratives : licence, niveau CMAS et décharge de responsabilité, j'embarquais avec une vingtaine d'autres plongeurs sur le " Kenavo", un chalutier équipé pour la plongée : matériel, compresseur et... casse-croûte pour le déjeuner, prévu sur l'île de Port-Cros. Je m'intégrais, pour 2 jours seulement, à ce stage plongée "épave" d'une semaine. Le Mistral, donc, nous forçait aujourd'hui à rester à l'abri de la baie du Lavandou.
Le Wild Cat, un avion de chasse des années 50, nous attendait a 57 mètres de profondeur. Mais déjà, à 30 mètres, une visibilité superbe nous permettait de distinguer la silhouette parfaite de l'avion, dans son intégralité. La plongée épave est souvent un jeu de devinette, tant il faut essayer d'identifier les divers équipements, avec les quelques indices qui daignent apparaître sous une épaisse couche de concrétion et d'algues. Ce n'est pas la Mostelle, dérangée par cette arrivée matinale de plongeurs, qui pourra nous aider, ni le Congre qui fait apparaître son museau curieux entre deux cylindres du moteur. La glissière du cockpit encore toute brillante nous laisse comprendre que la verrière a été enlevée récemment. Mon ordinateur affiche un palier à 9 mètres, je crois qu'il est temps de remonter. Pas de courant, j'entame une remontée en "purge constante" (1) (les puristes apprécieront). La limpidité de l'eau, l'absence de relief sous-marin, et j'ai l'impression d'être dans une grande pièce d'habitation, limitée uniquement par le plafond (la surface de l'eau), 10 mètres au-dessus. Envoi du parachute de palier, curieux non ? Surtout après avoir plongé sur un avion ! C'est le monde a l'envers...
Le bateau nous récupère, et j'admire ce couple de plongeurs, revenant avec 50 bars dans un bloc de 12 litres, sur une telle plongée. Je les surveillais au palier, avec inquiétude, guettant la panne d'air, et bien non, tout est OK. A l'abris du vent, à Port-Cros, nous discutons plongée, le sujet est intarissable, et le punch Antillais aide à enrichir la conversation. " C'est bizarre, chez les plongeurs, ce besoin de faire des phrases " (2) . L'après midi sous-marin se déroule à la Gabinière Est... la Gabinière, ou comment devrait être la Méditerranée dans son ensemble : Mérous, Sars, Dorades, Barracuda... Des Liches énormes chassent près de nous, les autres poissons fuient, le spectacle est grandiose, féerique. Les immenses Gorgones rouges, secouées par le courant, semblent rythmer la danse des poissons. C'est avec regret que l'on remonte sur le bateau, on ôte l'embout du détendeur et les cordes vocales se libèrent à nouveau, cette fois ci, c'est le Pastis qui aide. Le soir, après le repas copieux, la discussion ne s'éternise pas, la fatigue est sur tous les regards, la journée suivante s'annonce chargée. De la fenêtre de ma chambre, j'admire le coucher de soleil, dans le ciel purifié par cette journée de Mistral et en bas, le port du Lavandou, puis au loin, sur l'horizon, les Iles d'Hyères. ------------------------------------------------ (1)- Purge constante, technique de remontée, enseignée par A. Ponty / G.Altman. Démonstration a la demande. (2)- Mais oui !, Francis Blanche, "Les Tonton Flingueurs", remplacer Plongeurs
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