Allez, on casse !


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sortie Antibes du 05/09/99, matin
sortie Nice du 20/09/99, matin
plongée sur épaves, Le Lavandou du 11/10/99

sortie Antibes du 05/09/99, matin menu précédent haut de page bas de page page d'accueil

Hier, donc, on a plonge aux Croûtons. Si Yves, ou Olive, était venu,
ca aurait fait dix plongeurs.
A noter que si les deux étaient venu, il y aurait eu aussi un qui restait sur le quai.

A neuf, donc, le moteur montre ses limites (10CV /plongeur),
heureusement, neuf plongeurs bavards a bord aide a faire passer le temps.

Franck et Pierre ont occupe le pont supérieur pour s'isoler, et surtout, essayer d'apercevoir leur moitié qui bronzaient sur la plage voisine.

Mise a l'eau sur "Pierre et Jacques", pile poil au sondeur et enseignures.

Un petit nouveau : Michel, talentueux niveau 2, tout équipe avec pare-choc en polyglutte, chasseur de son état, du coup, tous les poissons ont fuit quand il s'est mis a l'eau.

Le comportement du chasseur en plongée avec bouteille est comique :

- met du temps a s'équiper, étudie le direct système et touche a
tous les boutons.
- fais le canard pour descendre.
- reste colle au tombant et regarde dans chaque trou.
- le plus souvent les pied en haut.
- ne supporte pas que tu reste a 1-2 mètre du tombant en éclairant avec le phare.
- déteste les paliers.
- plonge avec un tuba.
- a la sortie, se demande ou sont les poissons.
- finalement, accuse les plongeur bouteilles de les faire fuire.

Heureusement, la Mostelle qui essayait de se planquer, elle, n'a pas échappe au faisceau de mon phare.

Comme d'hab, manu et serge sont allés chercher les profondeurs et le sable, ils ont trouve les deux.

Je suis partisan de la palanquée binôme, avec option "chacun sa mère", le moment venu.

Et bien, j'espère vous voir bientôt, sur l'eau spitalière, et peut-
être jeudi soir a Nice.

Au fait, BRAVO POUR THIERRY !!!

Quand est-ce que l'on arrose ???

Un MF1 de plus dans le club, ça va faire du bien.


-Armand






sortie Nice du 20/09/99, matin menu précédent haut de page bas de page page d'accueil

C'était un dimanche de septembre et la veille, et il était tombe des trombes d'eau sur Nice.

Cela s'annonçait très mal: de gros nuages noir, une pluie persistante. Toutefois, la mer, elle, semblait calme.

Peu importe, ils étaient tous là, à s'abriter tant bien que mal sous le toit percé du centre de plongée :

Fabrice, et physiquement très prés : Marianne, Franck, Jean-Paul, Yves.


Serge, venu d'Antibes, l'autre monde, nécessitais un guidage GSM pour fignoler son arrivée au Centre.

A 9 heures, on pensait aller boire un café au bar du coin, puis retourner à la maison.


A 9 heures 30, la décision était prise: on s'équipe, et on va plonger , au diable la pluie et la froidure.

C'est vrai que l'arrivée tardive de Pierre, portant difficilement sa bouteille (de plongée) et son gros sac, finit de nous convaincre.


Là encore, on maudit profondément celui qui, par sa distraction, causa le verrouillage punitif du portail d'entrée par les autorités portuaires : bonjour le mal de dos !.

Très vite, le Sec a Merlot fut ajouté a la liste (longue) des plongées futures : le vent d'Est forcissant aurait rendu le mouillage difficile.

Un Jean Paul visiblement déçu nous guida dans un zone abritée derrière en dessous du phare du Cap-Ferrat ; est-il autorisé ce mouillage ?, Olivier dit oui, Jacques dit non, l'autre ne sait pas, un tel s'en fiche..., bref, l'ancre est jetée, on verra bien. La présence de deux autres bateaux nous rassure.

Dessous, une splendeur : visibilité 20 mètres, la pente descend doucement vers les abysses.

De gros rochers couverts de Gorgones, Anthias, Sars, Castagnolles, se succèdent.

53 mètres, et ça continue, on devine un tombant, plus bas, a 65 mètres. Tant pis, pour la prochaine fois, on n'était pas venu pour faire une profonde.

Un autre rocher, énorme, se profile, dans l'ombre, un peu plus haut, a 40 mètres, c'est l'objectif suivant.

Les beautés se renouvellent, les plongeurs se regroupent et la proximité de la cote rocheuse aide à finir
nos long paliers.

On ne voudrait plus sortir, ce coin est tout simplement merveilleux.

En ce dimanche pluvieux, on ne regrettera pas le "Sec a Merlot", et ce n'est pas la pluie s'intensifiant qui refroidira nos impressions lors du retour vers le port.

On y retournera, et vite.


-Armand






sortie Plongée sur épaves, Le Lavandou du 11/10/99 menu précédent haut de page bas de page page d'accueil

Ce lundi matin, je m'apprêtais à commencer une dure semaine de labeur, comme toutes les autres. Et pourtant, il y a déjà quelques mois, j'avais décidé que cela ne serait pas une semaine comme les autres.

J'évitais joyeusement la sortie Antibes de l'autoroute (celle qui me conduit à mon travail), et c'est avec une grande excitation que je continuais plein pot sur Hyères, puis le Lavandou.

La force du Mistral tempérait cependant ma joie. La suite du programme devrait tenir compte de ce paramètre, non négligeable.

Ils m'attendaient tous, devant le club de plongée "Lavandou Plongée", à 8h30.

Le temps de débarquer mon matériel, garer la voiture et remplir les formalités administratives : licence, niveau CMAS et décharge de responsabilité, j'embarquais avec une vingtaine d'autres plongeurs sur le " Kenavo", un chalutier équipé pour la plongée : matériel, compresseur et... casse-croûte pour le déjeuner, prévu sur l'île de Port-Cros.

Je m'intégrais, pour 2 jours seulement, à ce stage plongée "épave" d'une semaine.

Le Mistral, donc, nous forçait aujourd'hui à rester à l'abri de la baie du Lavandou.

 

Le Wild Cat, un avion de chasse des années 50, nous attendait a 57 mètres de profondeur. Mais déjà, à 30 mètres, une visibilité superbe nous permettait de distinguer la silhouette parfaite de l'avion, dans son intégralité.

La plongée épave est souvent un jeu de devinette, tant il faut essayer d'identifier les divers équipements, avec les quelques indices qui daignent apparaître sous une épaisse couche de concrétion et d'algues. Ce n'est pas la Mostelle, dérangée par cette arrivée matinale de plongeurs, qui pourra nous aider, ni le Congre qui fait apparaître son museau curieux entre deux cylindres du moteur.

La glissière du cockpit encore toute brillante nous laisse comprendre que la verrière a été enlevée récemment.

Mon ordinateur affiche un palier à 9 mètres, je crois qu'il est temps de remonter.

Pas de courant, j'entame une remontée en "purge constante" (1) (les puristes apprécieront).

La limpidité de l'eau, l'absence de relief sous-marin, et j'ai l'impression d'être dans une grande pièce d'habitation, limitée uniquement par le plafond (la surface de l'eau), 10 mètres au-dessus.

Envoi du parachute de palier, curieux non ? Surtout après avoir plongé sur un avion ! C'est le monde a l'envers...

 

Le bateau nous récupère, et j'admire ce couple de plongeurs, revenant avec 50 bars dans un bloc de 12 litres, sur une telle plongée. Je les surveillais au palier, avec inquiétude, guettant la panne d'air, et bien non, tout est OK.

A l'abris du vent, à Port-Cros, nous discutons plongée, le sujet est intarissable, et le punch Antillais aide à enrichir la conversation. " C'est bizarre, chez les plongeurs, ce besoin de faire des phrases " (2) .

L'après midi sous-marin se déroule à la Gabinière Est... la Gabinière, ou comment devrait être la Méditerranée dans son ensemble : Mérous, Sars, Dorades, Barracuda... Des Liches énormes chassent près de nous, les autres poissons fuient, le spectacle est grandiose, féerique. Les immenses Gorgones rouges, secouées par le courant, semblent rythmer la danse des poissons.

C'est avec regret que l'on remonte sur le bateau, on ôte l'embout du détendeur et les cordes vocales se libèrent à nouveau, cette fois ci, c'est le Pastis qui aide.

Le soir, après le repas copieux, la discussion ne s'éternise pas, la fatigue est sur tous les regards, la journée suivante s'annonce chargée.

De la fenêtre de ma chambre, j'admire le coucher de soleil, dans le ciel purifié par cette journée de Mistral et en bas, le port du Lavandou, puis au loin, sur l'horizon, les Iles d'Hyères.

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(1)- Purge constante, technique de remontée, enseignée par A. Ponty / G.Altman. Démonstration a la demande.

(2)- Mais oui !, Francis Blanche, "Les Tonton Flingueurs", remplacer Plongeurs
par Marins


-Armand





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